Contrefaçon : non, ce n’est pas une « bonne affaire »
« La contrefaçon, ce sont de vrais salopards qui font des victimes. » Avec ces mots sans détour, la sénatrice Nathalie Goulet a rappelé sur Europe 1 une réalité trop souvent oubliée : derrière le faux sac, le faux maillot ou le faux parfum, il n’y a pas de petite combine sans conséquence, mais des réseaux criminels et des victimes bien réelles.
Un phénomène massif: La contrefaçon touche tous les secteurs et tous les pays (vêtements, jouets, électronique, aliments, médicaments) et représente 2,5 % du commerce mondial selon l’OCDE. En France, les douanes ont saisi en 2025 près de 3 millions d’articles contrefaits envoyés par voie postale.
Qui sont les victimes ?
Les consommateurs, exposés à des produits non contrôlés, parfois dangereux (jouets, cosmétiques, médicaments, pièces détachées).
Les entreprises et les créateurs, qui voient leur travail copié et leurs emplois menacés.
La société tout entière, car ces trafics alimentent l’économie souterraine et la criminalité organisée.
Comment se protéger ?
Méfiez-vous des prix anormalement bas.
Achetez auprès de revendeurs officiels ou de sites reconnus.
Vérifiez l’emballage, les étiquettes et la qualité des finitions.
Le site contrefaçon.fr, créé avec l’INPI dans le cadre de France Anti-Contrefaçon, propose un outil pour aider les consommateurs à s’informer.
Acheter une contrefaçon, ce n’est jamais un geste anodin. Et vous, avez-vous déjà été piégé par un faux produit ?


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